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24/12/2010

16.05.2012 : Le chapitre 46 est poster! Allez directement à la dernière page du blog :) Je répond toujours sur mon Formspring ci-dessous!
Ps: Certaines personnes se plaignent de ne toujours pas recevoir les Newsletter, sur leurs boîtes mails. Je ne peux rien faire à se sujet, peut-être que vous n'avez pas confirmé votre 'abonnement', regardez si le mail de confirmation n'a pas été reçu comme 'Spam' ou messages du même types. Sinon, je vous conseille simplement de vous désinscrire et vous inscrire à nouveau.
Je suis sincèrement désolée pour ce dérangement, mais je ne peux rien faire, je ne préviens que par newsletter et de ce que je vois, j'ai exactement 30 personnes en 'attente de confirmation' donc... ;)

17/10/2010



Premièrement, Bienvenue.

Ce blog est un mon support internet pour ma Fiction Yaoi.

Celle-ci contient donc des scènes plus ou moins explicites de relations sexuelles entre hommes. C'est aussi une fiction M-preg, c'est-à-dire qu'un des personnages principaux tombera enceinte, alors qu'il est un homme. Bien que cela semble ...étrange, je ferais de mon mieux pour que ça semble un peu moins étrange. Bien que je sache que cela est parfaitement impossible, sauf miracle scientifique. Pour finir de classer un tant soit peut cette fiction, elle est aussi guimauve, c'est-à-dire romantique. Que voulez vous, je suis une romantique refoulée.

Les personnages principaux seront Bill & Tom du groupe Tokio Hotel, que je respecte, et dont je ne suis pas forcement, fan. Ceci ne dit ni que je le suis, ni que je ne le suis pas.

Je vous prie ainsi de respecter ces personnes, le groupe, les lecteurs qui ne sont ni des pervers, ni des déviants en tout genre, les fans du groupe, leur musique. Et pour finir, de me respecter moi. Je ne suis pas insensible.

Toute publicité est interdite à tout genre de blog: appel à une quelconque participation ( concours, vote, ou même pseudo actions de 'défense' de Tokio Hotel.), de fiction autre que Yaoi.
Et je tiens à vous dire que j'accepte toutes les demandes d'amis. Si j'accepte votre demande d'amis, cela ne veut pas dire que je lis votre fiction. Donc pas de message de prévention.

Je réponds avec plaisir à toutes les questions. Par commentaire, message privée ou sur mon formspring.

Enfin, je ne previens que pas Newsletter, ou vous pouvez vous inscrire ici.

Bien, maintenant que ceci est fait, je vous souhaite une bonne lecture, et attends avec impatience vos impressions.

Prologue[/align=center] 09/05/2008

<<Re-Bonjour,

Aujourd'hui, je t'écris alors que je suis au club. Maman m'a déposé. Mon cours commence à quatorze heures. J'ai fait exprès de le mettre à cette heure-ci car presque tous les élèves de l'académie sont, soit chez eux en train de manger, soit en cours. Comme ça, personne ne me voit. Ou presque. Je suis à table, loin des autres, à l'intérieur du restaurant, près de la baie vitrée. Il n'y a en tout et pour tout que quatre ou cinq personnes.

Tout le monde est dehors à profiter de ce temps magnifique. Moi seul, avec comme simple compagnie un coca rempli de glaçons, je ne trouve rien à faire d'autre que de regarder le ciel parfaitement bleu en ce mois d'automne ... Je souris tout seul.

Ce matin, il s'est passé la même chose hier, comme depuis la maternelle d'ailleurs... Le professeur de mathématiques m'avait demandé d'aller dessiner la fonction affine qu'on était en train d'étudier, en me tendant la craie. J'avais d'abord relevé la tête vers lui et rougis jusqu'aux oreilles. Mon Dieu. Si tu savais. J'étais terrorisé. Mes os en sont encore tout glacés. A dix huit ans, je ne sais toujours pas gérer ma timidité ou plutôt la faire disparaître. Si tu savais. J'en ai envie mais ... mais face à tous ces gens, ces regards, ces rires, toute cette envie fond comme la neige au soleil.

Enfin bref, je te disais qu'il m'avait tendu la craie, j'avais d'abord hésité à me lever, puis quand j'avais entendu les petits rires devant moi, mes pieds s'étaient mis en marche. J'avais pris la craie d'une main tremblante. Devant le tableau noir rempli de chiffres et de lettres, n'ayant aucun sens pour certains, ma main s'était levée et s'était juste posée sur le repère ...

C'est à ce moment précis que tout s'est arrêté. Les rires avaient redoublé, mes jambes que je croyais solides, l'étaient autant que les feuilles en automne et mon visage aussi rouge qu'une cerise bien mûre.

Si.

Je suis désolé je dois y aller, il est déjà quatorze heures et mon cours va commencer, je te raconte la suite tout à l'heure.
Bisou.

Bill H. >>
______________________________________________________________________________________


Shiny'x___*


Ceci deviendras une fiction M-preg*.

PAS DE PUBLICITE POUR LES FICTIONS HETERO,YURI,NORMALES NI POUR LES BLOG CONCERNANT N.FRANZ ( sans interet. ) & JUSTIN BEIBER ( Bordeldemerde.). & CONCOURS. Merci.

* M-Preg: Male Pregency: Un Homme qui tombe 'Enceint'. Grossese Masculine.

Chapitre 1 : Cher Journal... 04/11/2008


Chapitre 1
Bill's Point Of View.
 
Après le cours, maman vient me chercher. Mon visage est caché derrière de grandes lunettes de soleil et une casquette. C'est bien de mettre cet horaire pour mon cours de tennis, mais bon Dieu le soleil qu'il fait !

Je vérifie que j'ai bien mon portable, mon mp3 et surtout mon journal intime sur moi ... C'est bon. Ils sont dans mon sac à main. Je soupire de soulagement et me dirige vers la voiture de ma mère.
 
[...]
 
Une fois rentré et une douche prise, je raconte ma journée à mon confident. Le seul. Celui qui connait mon seul et ultime secret. Bon dieu.
Une heure passée à écrire, à faire même parfois des dessins sur mes malheurs de tous les jours, entre tout le lycée qui se moque de moi, mon secret à garder et mes études ...

Je suis en première année de sport études. Oui je sais ... Quand on me voit on ne dirait pas ça. Je fais 60 kilos tout mouillé en tenue de ski. Je suis très grand, environ un mètre quatre-vingt cinq. Vous voyez un peu. Je suis vraiment TRES fin, avec un style androgyne, je crois que vous savez ce que ça veut dire. Veste en cuir, pantalons moulants, bottes, bretelles, et hauts moulants. Je me fais souvent brimer à l'école pour mon apparence. Enfin. Je subis ça depuis le collège. Donc...

Donc comme je vous le disais, je suis dans la grande académie de Londres. La plus grande et la plus prestigieuse. Là où tous les grands joueurs et joueuses de Tennis sont passés pour atteindre le niveau qu'ils ont aujourd'hui. Impressionnant, n'est ce pas ? Vous y trouverez tous les plus grands entraîneurs et coaches sportifs du monde.

Le tennis est pour moi une passion depuis ... depuis que je sais tenir un biberon. Pourtant aucun de mes parents ne pratiquent. Je ne sais pas du tout d'où ça me vient. C'est une passion. C'est tout.

J'allume mon ordinateur après avoir soigneusement rangé mon journal intime. Je sais que ma mère va le chercher. Elle le fait toujours. Je ne suis pas du genre bavard. Je ne parle à personne ... ou presque. Que l'essentiel. Je n'aime pas étaler ma vie au grand jour ... Je ne suis pas du genre à faire un blog, me montrer dans tout les sens. Non, je suis ... vraiment ... ce qu'on appelle timide, je suis incapable de parler à quelqu'un que je ne connais pas. Même à la caisse d'un magasin, ou à une vendeuse. Demander quelque chose au restaurant est tout un problème. Je crois même que c'est maladif. Mais j'assume. J'estime que c'est déjà ça.

D'où vient cette timidité ? Je n'en sais rien. Aussi loin que mes souvenirs veulent bien me ramener, j'ai toujours été timide. Même quand on me demandait, à la maternelle ; si je voulais jouer avec les autres, je préférais rester dans mon coin. Je pense que je suis né avec. C'est un trait de mon caractère.
Mes parents se disent, que c'est très étrange, qu'un garçon aussi timide, peut être aussi « performant » au tennis. Je pense ... que ... vous savez... quand vous tapez une balle de tennis, que vous y mettez toute votre rage ... vous n'avez qu'une envie, c'est de crier. Et ça, c'est ce que j'aime. Me dépenser en frappant la balle. Courir pour la rattraper et mettre mon adversaire en situation compliquée. Même si on n'arrive pas à la rattraper. Il faut toujours essayer. Le tennis est une façon pour moi de me libérer de ma timidité. Il n'y a pas de timidité et d'amitié sur le terrain. Vous êtes là pour vous battre. Si vous n'êtes pas motivé, vous n'arriverez à rien. Et vous pouvez dès votre arrivée sur le terrain, déclarer forfait.

Alors il faut se battre. Ce que je ne fais pas dans la vie.

Mon look androgyne y est pour beaucoup dans tout ça. En voulant essayer d'être différent, je ne fais qu'augmenter mes chances de me faire remarquer. Avec ce que je porte, il est impossible de ne pas me faire repérer dans la cour de l'école. Et ce depuis ... la cinquième. Je soupire tout seul dans ma chambre. Je me suis fait taper quelques fois, mais rien de bien méchant. Je n'étais pas vraiment leur cible préférée. Je grimace ...

Heureusement, sinon je ne serais peut être pas là aujourd'hui.

Ce que me font endurer les gens, me forcent, quelque part, à créer ma carapace et à ne faire confiance à personne.

Alors comme je ne parle pas, j'écris ... j'écris des pages entières. Je raconte à mon journal. Ma vie. Mes journées. Mes moments de tristesse. Mes peines de c½ur ... enfin... c'est grand dire. Je ne suis jamais sorti avec personne. Vous imaginez ?
J'ai été amoureux. Oui. D'abord d'une fille ... puis de plus en plus... de garçons. Ca m'a d'abord étonné. À 15 ans, Jérémy, hétéro, grand brun, aux cheveux étonnement noirs, yeux verts, magnifique, d'une gentillesse étonnante. Un mois après ... je l'ai vu sortir avec Amélie, s'embrasser dans un coin de la cour ... J'en ai pleuré pendant des journées entières, mouillant mon journal intime ...

Je ne sais pas vraiment ... si personne ne veut de moi ou si je ne veux de personne. Je pense que c'est un peu des deux. Personne, en tout cas aucun garçon, n'est jamais venu me dire qu'il m'aimait ou même m'appréciait. Je n'ai pas d'amis et encore moins de meilleurs amis. J'en avais, en primaire. Mais on évolue, on se perd de vue au collège. On ne se considère plus comme des amis, mais plus comme des connaissances ... On n'en vient à ne même plus se dire bonjour ...

Je soupire derrière mon écran d'ordinateur quand j'ouvre Word, pour ma dissertation de Français. C'est parti ...
 
[...]
 

Il est huit heures cinq du matin et je suis en cours de philo. Derrière comme d'habitude, lunettes sur les yeux. Je regarde ce qui est écrit en gros sur le tableau noir.
' Le désir amène-t-il toujours le mal ?'. Pfff. Je ne serais jamais la source du désir de quelqu'un. À quoi cela me sert-il donc ? Mais enfin. Il y en a beaucoup qui aime. Je suis trop fatigué. J'ai beaucoup travaillé pour les prochains examens de milieu de trimestre. Le niveau est très élevé et à tout moment, si nos notes chutent, nous pouvons dire adieu, à notre bourse, ainsi qu'à notre diplôme. Je regarde ma montre noire et rouge ... Plus que 5 minutes avant la sonnerie, puis basket. Chouette. Je hais le basket...

Il y a toujours quelqu'un pour vous lancer le ballon à la gueule. En l'occurrence, le plus populaire de ma classe. Je soupire et me replonge dans la lecture de ce fameux texte de philosophe à la noix.

La cloche sonne enfin. Je soupire de bonheur et me lève en même temps que les autres, récupère mon sac par terre et y fourre rapidement mes affaires. Je vérifie que mon journal est toujours bien là. Poche extérieure, avec mes vêtements de rechange. Ok. J'attends que tout le monde sorte et je sors à mon tour, me collant presque aux murs, pour me diriger vers les vestiaires.

________________________________________________________________________________________


...? =S ?
Qu'en pensez vous ?


A.S.T.R.I.D = =S ... Je suis désolé si ma suite te déçoit d'une certaine façon. Mais ... Je ne comprends pas. Elle est trop courte ? Ou c'est son contenu que tu trouves décevant. Si c'est par sa taille ... Tu m'en vois désolée. Mais ... Je ne voyais pas quoi dire de plus sur ce début de fiction. Et puis, si c'est dans son contenu, j'espère que tu ne t'attendais pas à la rencontre B&T dès le premier chapitre :O Et encore moins un lemon. Parce que là je peux te dire que, tu vas être très déçue par la suite ... Cette fiction sera complètement différente de " Le stylisme et toi... " alors ... ne vous attendez pas à la même chose. : )

Laura67 = Ce ne sont pas des lunettes de soleil qu'il porte en classe x). Mais belle et bien des lunettes de vue :D. Ce ne sont pas des lunettes qu'il porte tout le temps, rassurez vous. C'est juste des lunettes pour voir le tableau & tout ça =) ... Pourquoi ? Parce que ch'ai pas. J'avais envie qu'il porte des lunettes xD


Que de questions sur cette fiction =D.
Et pour celles qui me l'ont demandées, j'ai arrêté l'ancienne fiction parce qu'elle ne me plaisait plus. Je ne sais pas ... Je n'avais plus aucune envie pour l'écrire. Désolé :S. En espérant que vous aimerez autant celle ci ^-^


SUITE EN LIGNE ICI :D'

Chapitre 2 : Perte 16/11/2008

Chapitre 2


[...]

Oh bon Dieu ! Il n'est pas là. Il n'est plus là. Qu'est ce que j'ai bien pu en faire ?!
Je vide mon sac sur mon lit, complètement paniqué. Trousse, cahier de maths, classeur de français, livre d'anglais...Bon dieu ! MERDE.

Ce n'est pas vrai ! Je sors mes vêtements de sport et les secoue autant que je peux, les tâtent, revérifie pour la énième fois mon sac. Bon Dieu je n'ai pas pu le perdre ! C'est impossible. Ça serait trop...horrible. Catastrophique. J'ai ma vie la dedans. Mon secret.

Non.

Mon journal intime...

Je descends vite voir ma mère, elle chante doucement tout en surveillant le diner, écoutant d'une oreille le journal télé.


Bill : Maman ! Maman !
Maman : Du calme chéri. Qu'est ce qu'il y a ?
Bill : T'aurais pas vu mon...mon... tu sais mon journal ?
Maman : Ton journal intime ?
Bill : Oui ! Dis moi oui, dis moi oui...
Maman : je suis désolé chéri. Je ne sais pas où il est. J'ai fait le ménage ce matin dans la maison, excepté dans ta chambre, il n'est pas là je peux te l'assurer. Regarde bien dans ta chambre...Si ça se trouve il est dans ton Bordel, que tu oses appeler du rangement.
Bill : Eh Oh ! De un, c'est un rangement non conventionnel, et de deux, il était avec moi quand je suis allé en cours ce matin !
Maman : Eh bien ça veux dire que tu l'as oublié en cours.

Elle me sourit doucement, sûrement pour me rassurer, alors que moi j'essaie d'analyser ce qu'elle me dit...Mon sang se glace. Non. Pitié, tout sauf ça.


Bill : Oh. Mon. Dieu.
Maman : Ne jure pas chéri.
Bill : Tu te rends pas comptes, c'est...c'est toute ma vie !
Maman : je t'ai déjà dit d'arrêter d'écrire dans ce journal. Mais bon...on ne m'écoute que d'une oreille alors...
Bill : Maman c'est plus qu'un simple journal ! Tu ne comprends pas c'est-
Maman : Bill, tu m'énerve, sors de ma cuisine !
Bill : Mais maman il faut que tu-
Maman : Que je fasse quoi ? Tu as perdu ce journal. Ce n'est tout de même pas de ma faute non plus ! Aller, va faire tes devoirs au lieu de te lamenter sur un pauvre et vulgaire cahier de secret. Je rêve...

Je grognai, et sortis en trombe de la cuisine. Je regardais partout autour de moi, espérant qu'il soit posé sur une table, ou soigneusement sur la consonne dans l'entrée, et me dire que j'ai stressé pour rien. Mais non. Il n'était nulle part.


Je remontai rapidement les escaliers, deux par deux, et alla dans ma chambre. Bon. Je pense qu'il est temps que je fasse mon nettoyage de Printemps.

[...]

J'ai perdu Mon journal. Je l'ai bel et bien perdu.

Je suis sur mon lit. Les larmes coulent sur mes joues. Je regarde ma chambre. Tout est sans dessus-dessous. Moi qui n'aime pas le désordre. Une plainte sort de ma bouche. Je n'arrive pas à y croire. Quelqu'un va être à courant de mon secret. Et s'il le disait ? S'il le répétait ? Tout le lycée serait au courant ? Oh mon dieu. Ma main cache mes lèvres pour étouffer un gémissement.


Je ne comprends pas comment ça a pu arrivé. Comment...Où ? Quand ? Qui ...ce dernier mot résonne dans ma tête. Qui l'a entre ses mains ? Ma tête tourne et je m'effondre sur mon lit.

Toute ma vie entière est dans ce journal. Du jour où j'ai appris à écrire, à aujourd'hui.

[...]

Je cours dans les couloirs. Bousculant des gens. Des professeurs, des surveillants. J'en n'ai vraiment rien à foutre. Je me souviens. Enfin, je me souviens...j'ai trouvé ou j'ai peut être pu le laisser.

Les vestiaires.

En me changeant...Il a dû tomber ! C'est sûr...oui c'est sûr...Je l'espère.
J'entre en sueur dans les vestiaires des garçons. Je vais dans celui où j'ai été...J'observe partout. Il n'est pas...non, non...J'ai dû me tromper de vestiaires...


Je regarde dans chacun...Il n'y est pas. Oh mon dieu ! Une classe arrive. La cloche sonne en même temps.

Cours de lettre.

Je sors, complètement perdu, des vestiaires. Un Mec m'observe bizarrement...et me demande si ça va...je fronce les sourcils et le regarde...


Bill :...

Il ne dit rien et remet son sac sur son épaule, pour aller se changer. Les larmes perlent mes yeux, et je sors définitivement du vestiaire.
En face des vestiaires des garçons, se trouve le vestiaire des filles. La petite poupée y est dessinée. Je regarde ces filles entrées. De formes, de tailles, de poids différents...


« Tu es un garçon en apparence Bill...mais...comment te dire ça mon chéri ?
Tu as toutes les caractéristiques intérieures d'une fille.
»

Je n'avais pas compris cette phrase. Maman m'a donc pris dans ses bras. J'avais 14 ans. Elle m'a conduit chez mon médecin traitant. Il m'a sourit. Et m'a fait entrer directement.
Il m'a d'abord demandé si j'allais bien. Sa voix montrait tous ses sentiments. Il était inquiet. Il avait peur. Et...il y avait dans sa voix une pointe de dégoût. Je ne comprenais pas. Maman pleurait à côté de moi, et demandait pardon au ciel. Qu'est-ce qu'elle a fait ? C'était de ma faute ? Elle était malade ? J'étais malade ? Tout cela me donnait mal à la tête. J'avais envie de crier pour que tout cela cesse, et en même temps de me cacher pour ne rien voir. Tout ces sentiments mélangés en moi.

Puis le Médecin s'est levé, et a commencé à me montrer, sur un schéma du corps humains, des organes et leur fonction. Je savais tout ça. De quoi me parlait-il ? Puis il m'a montré le corps d'une fille. C'était pour maman ? Mais non il me parlait à moi !


J'ai compris, à la fin de ses explications scientifiques. Mon c½ur avait cessé de battre. Mes mains tremblaient toutes seules. Je ne savais pas ce que je devais dire, ce que je devais faire. Fuir ? Ça ne changeait rien. J'étais né comme sa. Je crois que je me souviendrais de ces paroles toute ma vie. Elles sont encrées en moi. Gravées dans mon cerveau. Je les aies recopiées des millions de fois dans mon Journal.


Elles étaient moi.